L'atelier de recherche et d'éducation sur l'art graphique des vèvè haïtiens. Crée des vèvègrams — des œuvres d'étude uniques — à partir d'une photo, d'un texte, ou d'une famille de tracés historiques.
Accès réservé à la recherche et à l'éducation : chaque compte est validé sur présentation de son projet. Tes photos ne quittent jamais ton navigateur.
Ton portrait devient une empreinte symétrisée au style calligraphique, selon trois énergies (Rada, Nago, Petro).
Tes mots-clés (Dieu, amour, travail, prospérité…) sont schématisés selon les concepts documentés du Vodou et composés en une œuvre unique.
Assemble plusieurs tracés historiques autour du poteau-mitan — avec, si tu veux, ta photo scellée au centre.
Douze vèvè historiques vectorisés, documentés et attribués, pour apprendre à lire cette écriture graphique.
Le symbolisme d'Haïti, gravé en un seul tracé
Les emblèmes de ce vèvè sont calqués sur les planches de Milo Rigaud (Ve-Ve : Diagrammes Rituels du Voudou, 1974) : à lui revient la paternité des tracés originaux. Leur assemblage en un seul organisme — les forces qui font Ayiti — est l'interprétation qui vient après.
Au sommet, l'étoile à huit points — l'unité — et la croix de Gede : les ancêtres et la mémoire qui ne meurt pas. Le palmiste d'Ayizan descend en couronne : l'arbre de la liberté de 1804 et la mère-initiatrice qui met le pays au monde.
Au cœur, au fond, les sabres croisés d'Ogou Feray — le fer et les armes de l'indépendance, le socle sur lequel tout tient. L'axe horizontal de Legba, marqué d'une croix cerclée à chaque extrémité, ouvre le carrefour : le premier État noir libre qui ouvre la voie.
En bas, le cœur perlé transpercé d'Ezili Dantò — le Bwa Kayiman, la mère féroce de la révolution, le cœur blessé mais battant du pays. Et tout autour, les deux serpents Danbala & Ayida Wèdo montent des racines de Ginen et enlacent la nation : l'Afrique-source, la création, la continuité d'où tout remonte.
Œuvre d'étude — sans valeur rituelle. Les lignées vivantes restent seules autorités.
Planches originales — Milo Rigaud
Composition & interprétation — Hougan A.I, d'après Rigaud